Séance photo chez Georges Yatridès avec Bernard Ciancia

Nous sommes allés ce mardi 18 septembre avec Bernard Ciancia pour une séance de prises de vue chez Georges Yatridès afin d’avoir quelques clichés récents pour le site web, les supports médias et communiqués de nos prochaines opérations presse.

Pas mal de clichés intéressants à partager bientôt avec vous.

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Georges Yatridès et Bernard Ciancia en pleine discussion

 

Kubrick et Clarke étaient à la recherche d’idées dans les galeries d’art pour 2001

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En novembre 2000 parait le livre « Le futur selon Kubrick »  de Piers Bizony , une édition des cahiers du cinéma. C’est dans cet ouvrage qu’il relate qu’après avoir fait connaissance en avril 1964 Clarke et Kubrick à la recherche d’idées pour le film de 2001 Odyssée de l’espace, parcourent notamment  les galeries d’art.

Est-ce qu’ils y ont vu les oeuvres de Georges Yatridès, alors exposés aux Etats-Unis, c’est fort possible vu les similitudes que l’on trouve entre les deux oeuvres.

« Pendant le mois qui suit, Clarke et Kubrick se voient presque chaque jour, pendant près de cinq heures d’affilée. Ils se voient au déjeuner, au diner, au petit-
déjeuner. Ils décortiquent consciencieusement les dernières théories de la science, de la recherche spatiale et de la haute technologie, durant leurs tournées des cinémas, des galeries d’art, des restaurants et des bars, ou dans l’appartement de Kubrick. Ils visionnent les films de leurs concurrents : le très
impressionnant Destination Moon (Destination Lune) de George Pal, écrit par Robert Heinlein, un autre
poids lourd de la science-fiction, avec l’aide du savant de l’espace Hermann Oberth ; War of the Worlds (La Guerre des mondes) de Byron Haskm, au
effets spéciaux intéressants ; Forbidden Planet (Planet interdite) de Fred McLeod Wilcox, le premier space opera en couleurs à gros budget ; ou encore The
Day the Earth Stood Still (Le jour ou la Terre s’arrêtera) de Robert Wise, un conte dramatique et moralisateur sur la découverte du bellicisme des Terriens par
des « êtres venus d’ailleurs ». Mais Kubrick est très critique à l’égard de tous ces films. Il désapprouve leur absence flagrante de réalisme, leur impuissance à réfléchir à ce que pourrait vraiment être un voyage
dans l’espace. Et même si l’approche quasi documentaire de Destination Lune est saisissante pour l’époque, Kubrick a le sentiment qu’aucun de ces films ne traite de l’importance philosophique que
revêt le voyage dans l’espace ou son impact sur la société. »

Page de l’édition des cahiers du cinéma
Les cahiers du cinéma : 2001 Odyssée de l'espace

Yatridès source d’inspiration pour 2001 Odyssée de l’espace

Un certain nombre d’éléments présents dans les oeuvres de Yatridès se retrouvent dans le film 2001 Odyssée de l’espace. Comme le rapporte l’édition spéciale des cahiers du cinéma sur 2001 Odyssée de l’Espace, Arthur Clarke et Stanley Kubrick ont visité les galeries de Chicago à la recherche d’inspiration. A la vue des éléments que l’on présente, il semble y a voir peu de doutes sur le fait que l’oeuvre de Yatridès exposée dès 1959 à Chicago ait inspiré les fondements du film.

Le début du film

Des préhominiens sont présents sur terre et soudain il sont troublés par l’apparition d’un objet étrange sorti de terre qui a la forme d’un monolithe symbole de l’existence d’un esprit supérieur. Yatridès dans ses tableaux va utiliser dès 1951, les monolithes et plaques pour représenter une relation entre les hommes et une force supérieure (dieu), ces monolithes et plaque dont la symbolique est forte sont très présents dans ses tableaux et dessins. Ses interrogations vis a vis d’une force suprême qui régirait la vie et que l’on retrouve dans ses dessins prend racine fortement probablement lors de sa longue maladie de la tuberculose alors que les médecins ne donnent plus cher de sa vie. Un prêtre est appelé pour lui donner l’extrême onction, il vit alors au printemps 1951, une expérience de sortie de son corps , ou il se voit couché sur son lit d’hôpital comme le verrait un spectateur extérieur à la scène qu’il est en train de vivre et aussi à un mètre au dessus du lit. Il survivra miraculeusement.

Yatridès réalise en 1963 le tableau Christ, Leica et l’orange dans lequel le monolithe remplace la croix
Tableau Christ Leica et Orange de 1963
Le monolithe aux proportions très proches apparait au début du film Le monolithe dans 2001

La fin du film

Bowman meurt sur son lit, il se transforme en foetus. Le foetus va traverser le monolithe pour revenir sur terre en flottant dans l’espace.

Dessin de Georges Yatridès en 1957 compilation objet éternité ou l’on voit un embryon traverser une plaque monolithique
Dessin de Georges Yatridès Compilation objet éternité de 1957
2001 Odyssée de l’espace : Bowman meurt sur son lit face au monolithe Bowman meurt face au monolithe

Bowman redevient un embryon enfermé dans une sphère
Bowman redevient un embryon

L’embryon traverse le monolithe pour revenir sur terre
Bowman traverse le monolithe comme dans le dessin de Yatridès

Voir la vidéo qui présente les similarités entre les oeuvres