1986 : GRENOBLE – Projet de réalisation monumentale d’une oeuvre de Georges Yatridès au Synchrotron

1986 : GRENOBLE- Synchrotron

Projet sollicité par la ville de Grenoble, pour Ia réalisation monumentale selon une synthèse tridimensionnelle de l‘oeuvre de Georges Yatridès « Vibration Essentielle » (l’Expérience, phase finale). Sa hauteur indicative se situe au delà de 60 mètres.

Maquette architecturale pour le synchrotron

« La fonction attribuée à l’un des bâtiments du Complexe YATRIDES, correspond à la partie administrative du Synchrotron. La statue bi-face et courbe demeure le point focal de l’oeuvre. Son traitement de surface par la technique du metallogramme, renforce l’idée de puissance et de force maîtrisée ».

« L’ensemble des surfaces (soit environ 2.700 m2) est spécifiquement adapté à la création d’un outil de communication médiatique original:
- zone de symposiums et de congrès,  unification fonctionnelle de rencontres entre le C.N.R.S., l‘Université et le C.E.N.G. (Centre d‘Etudes Nucléaires de Grenoble),
- zones récréatives : gymnases, piscines en rez-de-chaussée,
- zone de communication : exploitation des sciences du futur ».

Maquette architecturale pour le synchrotron

Liaison Art et Sciences,

« Tendance artistique et scientifique à travers laquelle peuvent s‘intégrer des zones liées aux nouvelles technologies (robotique, informatique, holographique, recherche fondamentale) par le biais d’expositions thématiques, de séminaires, d‘espaces d’accueil, d’auditorium, renforçant l’image d’une métropole d’avenir, ouverte aux sciences nouvelles ».
Maquette architecturale pour le synchrotron

 

Le Maire de Grenoble, Monsieur Alain Carignon, ne donna pas suite à ce projet grandiose, laissant les imposantes maquettes inutilisées.

Maquette architecturale pour le synchrotron

1986 : ATHENES – Invitation de la Fondation Basil et Elise Goulandris

1986 : ATHENES

Fondation Basil et Elise Goulandris

Désappointement réciproque ; Georges Yatridès ne pourra honorer cette invitation personnelle et chaleureuse.

Il marquera sa reconnaissance à Kyriacos Koutsomalis et Paris Anagnostopoulos qui le représenteront à la cérémonie fastueuse du Musée de la Fondation à l’île Andros.

14 janvier 1986 : PARIS – Marcel Carné propose à Georges Yatridès de réaliser un film retraçant sa vie

14 janvier 1986 : PARIS

Marcel Carné propose de réaliser un film long métrage de destinée internationale, retraçant la vie de Georges Yatridès, avec Anthony Quinn, Irène Papas  et Femando Rey au générique.

Bien que très honoré, la situation de Georges Yatridès à cette époque le contraint à décliner cette proposition.

20 octobre 1985 : RAMBOUILLET – Annulation de la vente d’une peinture de Georges Yatridès

20 octobre1985 : RAMBOUILLET

Hôtel des Ventes – Inauguration

Vente exceptionnelle  : “Tableaux et Sculptures des Maîtres des XIXe et XXe siècles” par le Ministère de Messieurs Francis Faure et Bernard Rey.

Le Commissaire de Police de Senlis intervient pour annuler la vente d’une peinture de Georges Yatridès détournée : “L’Homme au drap » (l’anti-stochastique, 1982).

 

18 juillet 1985 : GRENOBLE – Entretien de Maître Pierre Blache avec Monsieur Boussac

18 juillet 1985 GRENOBLE

Entretien de Maître Pierre Blache avec Monsieur Boussac, Directeur de la Gazette de l’Hôtel Drouot et du Guidargus.

Monsieur BOUSSAC se positionne en déclarant : « Nous ne parlerons pas de vos adjudications concernant le peintre Georges Yatridès car nous serions dans l’obligation de dire du mal de cet artiste. Les oeuvres de Georges Yatridès sont achetées par des Associations regroupant plusieurs amateurs ce qui a pour but de fausser Ia cote d‘un peintre… » (se référant à la vente au profit de la Pologne). Ce qui fait dire à Maître Blache :

« Monsieur Boussac semble ignorer l’existence des Fondations et leur rôle prépondérant dans la vie culturelle et artistique », ajoutant à l’attention de Georges Yatridès :

« Afin que vous soyez rassuré, je vous indique que le dessin « Mouvement d’une mémoire »(*) a été acheté par un Expert-Comptable et que la lithographie « Et la mort ne sera plus »(*)  a été adjugée a été à un marchand d’estampes.

Avec de telles conditions d’informations, il ne faut pas s’étonner de voir le Marché International de l’Art quitter nos frontières pour s’installer à l’étranger.

Regrettant cet état de fait, veuillez agréer, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués ».

* (150 000 F)
* (35 000 F)

Signé : Maître Pierre Blache
Commissaire-Priseur

1984 : POLOGNE – Acheminement de matériel médical

1984 POLOGNE
Varsovie
Katowice
Wieliczka

La première donation de 1983 fut suivie d’une deuxième action entreprise par Georges Yatridès et Jacques Dechavannes, pour l’acheminement d’un matériel médical plus important, dont un scanner. Cela fut concrétisé dans l’anonymat afin de ne pas contrarier le développement de cette action, les intentions de celle de 1983 ayant été mal perçues et critiquées en France, notamment par MM. Boussac et Schurr, jusqu’à oublier la situation exsangue de la Pologne accueillant ces efforts avec un chaleureux enthousiasme.

L’incompréhension et Ia légèreté de MM. Boussac et Schurr qui se démarquent par leurs réactions, soucieux uniquement de la « cote de Yatrides » (voir notamment la lettre de Maître Pierre Blache du 18 juillet 1985).

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12 décembre 1983 : PARIS – Vente exceptionnelle aux enchères publiques pour le Noël Polonais

12 décembre1983 : PARIS
Hôtel Méridien
Vente exceptionnelle aux enchères publiques pour le Noël Polonais, par le Ministère de Maître Pierre Cornette de Saint Cyr, d‘une peinture sur toile “Les Nouveaux Rouleaux” (92×60 cm).

Vente réalisée : 800 000 francs.

G.V.-DULLES, membre de Fondations Américaines, représentait trois acheteurs français, amis de la Pologne, que Georges Yatridès voulut honorer en laissant apparaître leur nom dans cette généreuse action dont, dès les premiere instants celui de l’acheteur initial :

Jacques Dechavannes, pour la somme de 400.000 F (Crédit Mutuel) auquel se sont joints Jacques Fuzet et Christian Berthier (Crédit Agricole et Société Lyonnaise de Banque).

Trois acheteurs permettant l’affrêtement d’un volumineux convoi, bien sûr insuffisant, destiné à ce peuple Polonais très malheureux. Ce convoi comportait un important matériel médical, des jouets, des fruits dont des oranges que les enfants découvraient pour la première fois, dans leurs écoles, les cliniques, à la télévision de Varsovie.

Une intervention américaine aurait entraîné des enchères plus spectaculaires mais aurait compromis l’opération dont le bénéfice était destiné à la Pologne, au gouvernement alors communiste qui en aurait interdit l’acheminement.

Cela a pu être realise grâce à cette vente exclusivement française détaxée par Jacques Delors lui-même.

Vente retransmise sur Antenne 2 par Daniel Billalian au Journal de 20 heures.