De juillet 1980 à juin 1981 : Expertise Fiscale V.A.S.F.E.

Du 2 juillet 1980 au 15 juin 1981 a lieu une expertise fiscale V.A.S.F.E.
(Vérification Approfondie de la Situation Fiscale d’Ensemble)

Périodes soumises : 1977, 1978, 1979 et 1989.
Analyse et contrôle portant sur la valeur du travail de Georges Yatridès.

L’évaluation des peintures, « dès les années 70, se situe entre 200 000 FF et 300 000 FF ».

RAPPORT (Extraits)

2. Principales étapes de la vie professionnelle

21. « Aux termes du contrat avec S.E. JOHNSON(International Galleries), Georges Yatridès réservait la totalité de sa production à la galerie dès 1957. La propriété de toutes ses oeuvres, environ 400 toiles, lui a donc complètement échappé ».

22. « Pour retrouver son indépendance créatrice, Georges Yatridès rompt le contrat avec la galerie américaine ».

« Il se livre à diverses activités de recherches au C.E.N.G. (Centre d’Etudes Nucléaires de Grenoble) dans le domaine de la chimie macromoléculaire (1968-1974) ».

24. « Il refuse d‘entrer dans les circuits eommerciaux habituels de la peinture à laquelle il se consacre de façon exclusive »(cf. infra § 31).

3. Activité

31. « Il puise son inspiration dans une très vaste culture qui embrasse l’aventure humaine de l‘archéo1ogie la plus ancienne aux Sciences les plus avancées ».

« Sa technique même allie l’enseignement des grands maîtres de la Renaissance aux découvertes de la chimie moléculaire auxquelles il a lui-même participé par ses recherches au C.E.N.G. » (cf. § 22).

« Jaloux de son inspiration, il refuse d’enfermer son expression dans des toiles de petit format plus facilement vendues ».

« Soucieux de sa perfection technique, il limite sa production à une dizaine de toiles par an et refuse les contrats qui en exigent 30 ou 40″.

CONCLUSION

« Georges Yatridès est dans la lignée des plus grands maîtres. Il se situe par la qualité : au sommet, et par le message proclamé : en avant, de la création picturale de notre époque ».

« De cette qualité résulte l’exigence qui l’a conduit à refuser de s‘intégrer dans les circuits mercantiles de la peinture ».

« Les tensions et les difficultées nées de ce refus se composent avec l’angoisse inhérente au créateur pour rendre cet homme psychologiquement vulnérable. Le 21 juin 1980 il a tenté le geste extrême ».

« Ses oeuvres, dès les années 1970, ont une valeur de l’ordre de 200 000 à 300 000 FF.  » (cf. § 21-Alinea 8).

Signé :

Jean-Claude CAVAILLE
Inspecteur
Direction Générale des Impôts

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