Novembre 1989 : Mise en vente de 2 peintures au profit des enfants libanais orphelins

Le 21 novembre 1989 à  Paris, Drouot-Richelieu

L’association « Liban fraternité » met a la vente deux peintures de YATRIDES au profit des Enfants Libanais orphelins du fait de la guerre fratricide qui endeuille leur pays.

Au marteau Maitre Paul RENAUD du Groupement de Commissaires-Priseurs « Arcole » qui reproduit les deux oeuvres dans son catalogue prestigieux.

Dans sa “Gazette de 1′Hôtel Drouot” n° 40, M. BOUSSAC ne reproduit pas les peintures de Yatridès et déclare “… un artiste que l’on ne voit jamais en vente publique ».

Cette affirmation inexacte souligne l’ambiguite d’omissions volontaires de faits réels (voir mémorandum ci-après et p.11, la lettre de Maître Pierre BLACHE notamment). Et c’est ainsi que ce comportement avec commentaire a géné les acquéreurs naturellement sensibles aux rumeurs et les a démotivés au point de realiser une opération anonyme au bénéfice de leur pays le LIBAN, grâce a une autre oeuvre de Yatridès.

MEMORANDUM
(cf. V.A.S.F.E. pages 5 et 6 en particulier et cet ensemble biographique professionnel succinct)

a. Les Collections Privées importantes, dont celles qui durant les expositions de YATRIDES réalisées par Samuel E. JOHNSON aux U.S.A et ailleurs, ont acquis ses peintures ainsi mises au premier rang, ne revendent pas leur patrimoine artistique, si ce n’est dans des conditions précises fort connues, extrêmement limitées.

Les huiles sur toile de YATRIDES ne se trouvent que dans ces grandes Collections Privées. Seules quelques rares peintures a l’eau sur toile en camaïeu “bichromes » datant de 1954 a 1965 apparaissent en vente publique et sont cédées par des amateurs occasionnels avec ambitions spéculatives.

A noter quoiqu’il en soit : ces rares ventes publiques d’oeuvres de YATRIDES ne furent pas mentionnées par M. BOUSSAC ou alors avec formules qui discréditent, hormis les ventes de 2 lithographies repertoriees dans son « Guide du Marche » – “Une année de ventes publiques en France”. Mais dans ce cas precis la désinformation consiste a ne rien relever de spécifique : les adjudications de ces 2 lithos furent les plus fortes, si l’on tient compte du nombre d’exemplaires de leurs tirages.

b. Age de 65 ans, YATRIDES a réalisé environ 400 peintures huile sur toile et 150 peintures a l’eau sur toile en camaïeu bichromes, en 50 ans (1945-1994).

Cela représente très peu en comparaison des peintres « ténors a succès » dont la carrière a été orchestrée et a necessité une production picturale capable de rentabiliser l’investissement de ce type de lancement.

 S.E. JOHNSON, très grand marchand inégalé de son vivant, situe YATRIDES en soulignant :
« Georges Yatrides, the youngest of our exhibitors. Surrounded by series of insignificant contempories whose names have won very temporary renown through worldwide publicity campaigns, Yatrides stands out as one of the few painters of his generation having sufficient artistic force and talent to make him capable of achieving that level of permanent value and recognition accorded to the works of truly great artists such as Camoin, Chagall, Desnoyer, Goerg, Gromaire, Puy and Savin ».

Extract of « Biographic Notes »
(1959) – Samuel E. JOHNSON

Parmi les 18 artistes sélectionnés pour cette remarquable Exposition d’Ecole, « Contempory French Masters}, on remarque : Braque, Léger, Lhote, Picasso, Villon.

c. YATRIDES toujours intransigeant, n’a permis la réalisation que de cinq (5) tirages lithographiques et ceci par Jacques MOURLOT et sous la garantie de certificats unitaires authentifiés de la main de ce dernier, certificats en quatre pages chacun, d’un seul tenant, reproduisaut en couleurs chaque lithographie sur la premiere de couverture avec deux estampilles différentes, l‘une sur litho et la seconde sur certificat, par foulage.

Deux exemplaires de ces lithographies : « Et la mort ne sera plus » numérotée 39/130 et  »Création selon son espece » numérotée 13/140, furent adjugées respectivement le 17 mars 1986 et le 8 décernbre 1986 : 20 000 F et 38 000 F.

Ces ventes furent homologuées par M, BOUSSAC dans Ie “Guide du Marché » numéro spécial d’avril 1987 de sa “Gazette de l’Hôtel Drouot”.

Mais deux autres lithographies avaient été vendues précédemment en enchères publiques, le 26 mai 1986 : “Vibration essentielle » (l`Expérience, phase finale)) numérotées 5/165 et « Création selon son espéce » numérotée 121/140. adjugées respectivement 52 000 F et 41 OOO F, au marteau.

M. BOUSSAC avait passé sous silence ces deux ventes, occultant ainsi l’événement qu‘elles représentaient, dissimulant par la même, la magnifique vacation de Maitre BLACHE, tout en lésant les Collectionneurs concernés.

Comportement paradoxal de M. BOUSSAC, qui laisse perplexe.

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