1981 : Exposition au Sacré-Coeur à Montmartre

1981 : PARIS
10 juin – 1er septembre : Sacré-Coeur Montmartre
“Les Cimaises du Ciel » exposition d’art sacré

Trois cryptes sont attribuées à Georges Yatridès sous le patronage du Maire de Paris, Monsieur Jacques Chirac et de Monseigneur Maxime Charles, Prélat d’Honneur de sa Sainteté, Recteur de la Basilique.

Prolongation à titre exceptionnel de l‘exposition de Georges Yatridès jusqu’au 30 septembre.

Hommage à Lucia Samaras, déléguée culturelle Grecque.

 

Reportage TV sur l’exposition

Juillet 1981 : Georges Yatridès sollicité par la Cnesseth

Article paru dans le Dauphiné Libéré à propos d’une commande de la Cnesseth à Georges Yatridès.

Georges Yatridès sollicité par la Cnesseth

SOLITAIRE, parce que, sans doute, ignoré par les conservateurs de musée, incompris par les siens, le peintre Georges Yatridès n’en poursuit pas moins farouchement sa route, s’enfermant dans la certitude orgueilleuse de son talent.
Pourtant, par la maîtrise des sciences et techniques de la communication d’université, un film vient de lui être consacré : « Yatridès, peintre hors du tumulte ».
A Paris, organisée dans les cryptes de l’église du  Sacré-Coeur, une exposition d’art sacré le situe à l’égal d’un Buffet, d’un Dali ou d’un Carzou.
Et, de Jérusalem, une fastueuse commande est arrivée. Le gouvernement israélien, impressionné par des photographies envoyées, a en effet fait savoir au peintre qu’il souhaitait lui voir exécuter pour la Cnesseth, un triptyque sur « La bataille de Jacob avec l’ange ».
Commande prestigieuse qui permettrait à Yatridès de figurer aux côtés de Chagall, seul peintre, jusqu’à ce jour, admis par la célèbre assemblée.
« Hélas, rage le peintre, comment réaliser dans mon petit atelier une oeuvre aussi importante avec des toiles de près de cinq mètres ! »
Et d’ajouter : « Mes toiles se vendent à des sommes folles en France, aux Etats-Unis et je n’ai pas les moyens de m’offrir un atelier à la Bonnard ! ».
Que va-t-il faire ? En attendant, envoyer à Jérusalem son oeuvre la plus originale, tirée d’une huile sur le thème choisi de   »La bataille de Jacob avec l’ange ».

Et c’est cette oeuvre que j’étais venue voir dans l’atelier de Yatridès, oeuvre issue, m’apprit-il, d’une complicité profonde entre lui, le peintre, et Jacques Mantello, l’ingénieur.
Celui-ci, particulièrement impressionné par la toile, à partir des plans de la composition, si remarquablement dessinée et construite, a recréé une oeuvre d’acier toute en jeux de lumières. Travail inédit, fait de découpes très sûres et très harmonieusement étudiées qui font gagner au thème biblique ramené à quelques traits forts et puissants, une présence fascinante.
Juxtaposant des éclats d’or et de métal, les aciers insufflent en effet au travail du peintre un dynamisme chaleureux que n’ont pas toujours ses créations, d’une écriture tellement épurée.  Car Yatridès reste celui qui toujours cherche à « aller de la confusion à la clarté ».
Comme il cherche un plus grand atelier et plus de compréhension dans le monde et son tumulte.

 Lucile DUC

1981-07 : Georges Yatridès sollicité par la Cnesseth

Juillet 1981 : Georges Yatridès, peintre de l’extase future

Article paru dans « L’indépendance », journal de l’ambassade de Grèce à Paris, en juillet 1981, à propos de l’exposition dans la crypte du Sacré-Coeur à Montmartre.

 

YATRIDES PEINTRE DE L’EXTASE FUTURE
Yatridès : un peintre qu’on ne présente pas. Matisse, Braque, Picasso : voici pour les influences antérieures. Se manifeste à présent l’artiste original dont quelques toiles présentées, dans la crypte de la basilique de Montmartre, nous ont révélé la puissance synthétique et la poésie impalpable. Le calme apollinien de la Grèce antique, le symbolisme chrétien et l’intuition d’une transcendance future s’unissent avec une telle perfection qu’on embrasse d’un seul regard les espaces et les siècles. Plus que le résumé et la quintessence d’une culture, c’est l’âme d’une civilisation qui, parvenue au paroxysme de ses recherches esthétiques, s’exalte et s’extasie… Pureté, silence de ces corps devenus des miroirs cosmiques. Interpénétration de la conscience et de l’univers…
Il faudrait écrire avec de la lumière pour exprimer ces états de grâce et de gloire, ces instants d’éternité charnelle. « Le pain vivant », « Ezechiel », « l’Androgyne » et « La mort ne sera plus », etc… Autant de toiles qui nous introduisent dans l’intimité de l’infini. Si les couleurs n’arrêtent pas le regard, elles ne lui permettent pas, non plus, de fuir. Nous sommes contraints de lire, à travers les êtres et les paysages, une histoire immatérielle plus réelle que celle de la vie apparente.


(Exposition « Cimaises du Ciel», Crypte de la basilique de Montmartre, jusqu’au 1er Sept.)

1981-07 : Journal de l'ambassade de Grèce sur l'exposition au sacré coeur

 

1981 : Etude par l’université de Grenoble de l’oeuvre de Georges Yatridès

1981 : GRENOBLE
Université Grenoble III Maîtrise des Sciences et des Techniques de Communication (M.S.T.C.)

La M.S.T.C. réalise une étude approfondie sur l’oeuvre de Georges Yatridès, aboutissant au tournage d‘un vidéo-film d’intérêt scholastique.

Cette réalisation fut assistée par Sacha Bourmeyster, Professeur à l’Université Stendhal-Grenoble III, agrégé de Russe, docteur d’Etat ès Lettres, Directeur du Centre d’Etudes Slaves Contemporaines qui s’est consacré d’abord à mesurer l’influence de la philosophie idéaliste allemande dans les domaines esthétique, éthique et politique sur le destin de la Russie au XIXè et au XXè siecle.

Associé à une équjpe du C.N.R.S., il développe et amplifie les méthodes structuralistes, notamment celle de la sémantique de A.J. Greimas, et met au point une méthode originale d’analyse discursive, introduit l’informatique, la sémiologie et la réthorique dans un champ d’action qu’il a considérablement élargi à d’autres domaines d’application.

Auteur d’études sur le cinéma soviétique, critique au FIGARO, il anime à l’Université de Grenoble un groupe d`étude cinématographique en tant qu’interface : objet culturel / objet mercantile, selon les approches discursives adoptées, avec pour enjeu l’évolution du cinéma et plus généralement de l’audiovisuel, face à l’avènement du multimedia et à une crise d’identité qui se généralise.

La peinture représente un domaine privilégié dans lequel Sacha Bourmeyster s’investit d’autant plus spontanément qu’une amitié de plus de quarante ans le lie à Georges Yatridès. L’admiration qu’il éprouve pour son oeuvre l’a poussé, après la rédaction d’articles, de préfaces à des catalogues d‘expositions, à mobiliser plus tard toutes ses ressources à la composition de l’ouvrage fondamental qu’il a consacré à sa peinture : « Georges Yatridès et son siècle, l’Anti-Picasso ».

De juillet 1980 à juin 1981 : Expertise Fiscale V.A.S.F.E.

Du 2 juillet 1980 au 15 juin 1981 a lieu une expertise fiscale V.A.S.F.E.
(Vérification Approfondie de la Situation Fiscale d’Ensemble)

Périodes soumises : 1977, 1978, 1979 et 1989.
Analyse et contrôle portant sur la valeur du travail de Georges Yatridès.

L’évaluation des peintures, « dès les années 70, se situe entre 200 000 FF et 300 000 FF ».

RAPPORT (Extraits)

2. Principales étapes de la vie professionnelle

21. « Aux termes du contrat avec S.E. JOHNSON(International Galleries), Georges Yatridès réservait la totalité de sa production à la galerie dès 1957. La propriété de toutes ses oeuvres, environ 400 toiles, lui a donc complètement échappé ».

22. « Pour retrouver son indépendance créatrice, Georges Yatridès rompt le contrat avec la galerie américaine ».

« Il se livre à diverses activités de recherches au C.E.N.G. (Centre d’Etudes Nucléaires de Grenoble) dans le domaine de la chimie macromoléculaire (1968-1974) ».

24. « Il refuse d‘entrer dans les circuits eommerciaux habituels de la peinture à laquelle il se consacre de façon exclusive »(cf. infra § 31).

3. Activité

31. « Il puise son inspiration dans une très vaste culture qui embrasse l’aventure humaine de l‘archéo1ogie la plus ancienne aux Sciences les plus avancées ».

« Sa technique même allie l’enseignement des grands maîtres de la Renaissance aux découvertes de la chimie moléculaire auxquelles il a lui-même participé par ses recherches au C.E.N.G. » (cf. § 22).

« Jaloux de son inspiration, il refuse d’enfermer son expression dans des toiles de petit format plus facilement vendues ».

« Soucieux de sa perfection technique, il limite sa production à une dizaine de toiles par an et refuse les contrats qui en exigent 30 ou 40″.

CONCLUSION

« Georges Yatridès est dans la lignée des plus grands maîtres. Il se situe par la qualité : au sommet, et par le message proclamé : en avant, de la création picturale de notre époque ».

« De cette qualité résulte l’exigence qui l’a conduit à refuser de s‘intégrer dans les circuits mercantiles de la peinture ».

« Les tensions et les difficultées nées de ce refus se composent avec l’angoisse inhérente au créateur pour rendre cet homme psychologiquement vulnérable. Le 21 juin 1980 il a tenté le geste extrême ».

« Ses oeuvres, dès les années 1970, ont une valeur de l’ordre de 200 000 à 300 000 FF.  » (cf. § 21-Alinea 8).

Signé :

Jean-Claude CAVAILLE
Inspecteur
Direction Générale des Impôts