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PREFACE Georges YATRIDES ? Un artiste de génie, createur de temps et d'espace dans le sens le plus puissant de la définition. Dans son art, on ne sait quoi désigner de plus saisissant, la profondeur du regard, la vigueur du poignet, l'invention des couleurs, chaque tableau à la fois miniature et cathérale. Dans ses origines, à la fois les fées les plus harmonieuses et les fées les plus tourmentées se retrouvent, l'Athéna de l'homme né Grec et toutes les angoisses de la négritude esclave, les sourires du Dauphiné et les ricanements des masques aztèques, le printemps perpétuel de la Californie et les plus atroces tempêtes : ce magicien a su finalement allier toutes les ombres et toutes les lumières de ses randonnées, de Delphes aux Congos, de Grenoble aux Mexiques, de Los Angeles aux cités les plus diaboliques. De plus, comme les vrais Grands, il est inclassable. On ne saurait l'apparenter ni à ecole, ni à église, ni à fleuve : il n'y aura jamais qu'un Yatridès, qui ne se définira jamais que comme "Yatridès". Ainsi aussi, en pleine civilisation des masses et des fatalismes, préserve- t-il, à son tour, la fierté et la noblesse de cet être de plus en plus rare : l'homme seul... pour autant en vrai et intense communion avec l'humanité la plus profonde. Arthur CONTE |
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Extrait Le trait de Yatridès rétablit, au contraire, une unité esthétique qui rend plausibles tous les défis lancés jadis pas l'avant-garde. Ce trait permet de déployer librement un corps selon des perspectives contradictoires comme s'il était saisi simultanément par des objets à façades variables à des moments différents. Là, une jambe en perspective subit une insensible vrille et devrait faire ployer ... |